Québec : le PQ et les libéraux sont coude à coude; la CAQ gagne du terrain
Le 5 mai 2026 (Montréal, QC) — Un nouveau sondage réalisé au Québec par Liaison Strategies révèle une course provinciale serrée, le Parti Québécois devançant de peu le Parti libéral du Québec parmi les électeurs décidés et plutôt décidés.
Si une élection provinciale avait lieu aujourd’hui, le PQ recevrait les suffrages de 32 % des électeurs décidés et plutôt décidés, suivi par les libéraux à 32 %, la CAQ à 16 %, le PCQ à 11 %, Québec solidaire à 7 % et un autre parti à 2 %.
La situation demeure beaucoup plus inégale au niveau fédéral. Parmi les électeurs décidés et plutôt décidés, les libéraux sont en tête au Québec avec 42 % des suffrages, suivis par le Bloc Québécois à 22 %, les conservateurs à 21 %, le NPD à 9 %, les Verts à 3 %, le PPC à 2 % et un autre parti à 2 %.
Liaison a analysé un échantillon aléatoire de 1 000 Québécois sondés à l’aide de la technologie de réponse vocale interactive du 26 au 27 avril 2026. Les répondants ont été joints par le biais de la composition aléatoire dans les réseaux de téléphonie fixe et mobile. Pour l’échantillon total, la marge d’erreur est de plus ou moins 3,1 points de pourcentage, 19 fois sur 20.
Liaison Strategies s’est classée au premier rang pour l’exactitude pour l’élection de l’Ontario en 2025 et au deuxième rang à l’échelle nationale pour l’élection fédérale de 2025.

Analyse d’Alex Nanoff, conseiller principal à Liaison Strategies
« La course provinciale au Québec est très compétitive en tête, le PQ et les libéraux arrivant effectivement à égalité. Le PQ bénéficie d’un avantage évident parmi les électeurs francophones, tandis que les libéraux continuent de dominer les intentions de vote des Québécois non-francophones. La CAQ est toujours bien loin de la tête du classement, mais, en se situant à 16 %, elle montre des signes de vie.
Parmi les francophones, le PQ arrive en tête avec 39 % des intentions de vote, suivi des libéraux et de la CAQ, avec respectivement 21 % et 20 %. Parmi les non-francophones, les libéraux ont une avance considérable, en se situant à 66 %. Ce clivage linguistique est l’élément essentiel de la vie politique au Québec à l’heure actuelle.

La situation régionale est toute aussi importante. Les libéraux sont en tête à Montréal avec 41 % des intentions de vote, tandis que le PQ l’emporte dans la ville de Québec et le reste du Québec. Dans la ville de Québec, le PCQ est également compétitif à 22 %, ce qui continue de compliquer le parcours de la CAQ.
Pour la souveraineté, 37 % des Québécois disent qu’ils voteraient en faveur de la séparation du reste du Canada, tandis que 59 % voteraient contre et 5 % sont indécis. Parmi les francophones, le soutien pour la souveraineté s’élève à 44 %, par rapport à 10 % parmi les non-francophones.
Le nombre d’électeurs en faveur de la souveraineté est important, mais insuffisant. Le soutien se concentre nettement parmi les francophones et les électeurs du PQ, mais le camp du Non l’emporte encore au niveau de la province.
Une majorité de Québécois disent également que la province fait fausse route. Au total, ils sont 55 % à dire que le Québec fait fausse route, par rapport à 38 % pour qui la province est sur la bonne voie et 8 % qui sont indécis.
Les soins de santé demeurent le principal enjeu à 27 %, suivis par le coût de la vie et l’inflation à 22 %, l’abordabilité du logement à 14 %, et l’économie et l’emploi à 10 %.
Les électeurs ne sont pas satisfaits de la direction suivie par la province et expriment ce mécontentement en réponse à plusieurs questions. Les soins de santé constituent encore le principal sujet de préoccupation, mais le coût de la vie les suit de près, ce qui crée un climat difficile pour n’importe quel parti au pouvoir.

L’opinion publique est mitigée au sujet des chefs. Paul St-Pierre Plamondon est perçu favorablement par 39 % et défavorablement par 41 % de l’opinion publique. Charles Milliard suscite 28 % d’opinions favorables et 28 % d’opinions défavorables, tandis que les opinions sur Christine Fréchette sont favorables à 33 % et défavorables à 27 %. Éric Duhaime est toujours source de polarisation, avec 24 % d’opinions favorables et 54 % d’opinions défavorables. Ruba Ghazal obtient 19 % d’opinions favorables et 38 % d’opinions défavorables.
Le PQ détient une petite longueur d’avance dans les intentions de vote, mais l’opinion publique au sujet de Paul St-Pierre Plamondon n’est pas très enthousiaste. Les libéraux sont compétitifs, malgré l’image de leur chef encore en développement. Le défi à relever par la CAQ est différent : elle doit transformer un modeste rétablissement en un mouvement de beaucoup plus grande ampleur afin de pouvoir être à nouveau en lice. »
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À propos de Liaison Stratégies
Liaison Stratégies est une firme nationale de recherche sur l'opinion publique. Forte de 13 années d'expérience dans les sondages canadiens, l'équipe dirigée par David Valentin a mené des centaines de projets aux niveaux municipal, provincial et fédéral, et fait l’objet de mentions dans les médias canadiens. Liaison est membre du Conseil de recherche et d'intelligence marketing canadien (CRIC), la voix canadienne de la recherche, de l'analytique et des professionnels du domaine, à l'échelle nationale et internationale.